Le duo familial

Comment Kalain est né ?

Un évènement de la vie, Katia Apalategui est confrontée au décès de son papa.

Chacun son histoire, sa sensibilité et le deuil est une période où s’exprime le plus profond de soi-même. Le besoin de conserver un lien pour adoucir sa peine est mis en exergue. En ce qui la concerne, elle veut garder la signature olfactive de son papa. Ce souvenir lui manque.

Or, a part, mettre un vêtement de côté, elle se rend compte qu’elle ne dispose d’aucune solution. Envahie par la tristesse, le chagrin qui l’a submerge, la peur de perdre cette identité olfactive, elle décide de mettre son énergie à profit et se fixe un objectif : trouver un laboratoire, des chimistes capables de faire les recherches adéquates et de mettre au point la technologie permettant de retranscrire fidèlement l’odeur d’un être aimé.

En réalité c’est très compliqué car ce que l’on peut appeler « l’aura olfactive », « le halo olfactif » c’est l’addition de « l’odeur naturelle » et de « l’odeur artificielle ». Pour les chimistes, c’est une quantité impressionnante de molécules. Le laboratoire identifié, l’Université du Havre et plus particulièrement l’URCOM l’unité de recherche en chimie organique et macromoléculaire, les recherches ont commencé. Cette étape était déjà une voie de guérison émotionnelle, un soulagement, un apaisement.

Le projet de Katia a vite rencontré un nombre impressionnant de témoignages de gens qui ressentaient la même nostalgie, le sentiment d’avoir perdu un lien, une relation olfactive, un besoin de réconfort. Après plusieurs années, avec l’aide de partenaires, Katia a la sensation d’avoir ainsi perpétué le souvenir de son papa puisque avec son fils Florian Rabeau, ils vont utiliser la technologie mise au point.

Katia, la conceptrice et Florian le créateur de kalain, deviennent des créateurs de liens olfactifs et là où Katia est restée frustrée et n’a pas pu garder l’odeur de son papa, à présent, les familles ayant la même sensibilité qu’elle pourront s’offrir l’odeur de l’être aimé, disparu et disposeront d’une nouvelle solution de réconfort.

Depuis tout petit, Florian Rabeau est extrêmement sensible aux odeurs. Comme la plupart des enfants, il ne pouvait se passer de « son doudou ». Chacun le sien bien sûr, certains gardent une peluche, lui, avait besoin du T-shirt de son papa.

Combien de photos le trahissent le nez plongé dans les exhalaisons du fameux maillot ! Et quelle catastrophe quand le « doudou » manque ! En effet, « les vêtements retiennent la mémoire de ceux qui les ont portés ».

Le vêtement garde l’empreinte, les émanations, c’est une véritable symphonie olfactive. Le vêtement, le « doudou » servent de trait d’union entre les parents et l’enfant. C’est la relation olfactive, le réconfort par excellence.

Et comme le dit Pascal Quignard

«  L’amour c’est d’abord aimer follement l’odeur de l’autre »

Avec cette sensibilité naturelle, c’est spontanément que Florian est tombé sous le charme de l’idée de sa maman.

Depuis deux ans, il se consacre au démarrage et lancement de l’entreprise familiale et devient le créateur de KALAIN.

C’est une aventure extraordinaire pour lui, très riche, pleine de poésie et d’émotions.